14 septembre 2006 - www.cyberpresse.caOUVERTURE DU CAMP DU CH
Prêts pas prêts, partez!Sophie Allard
La Presse
Les joueurs du Canadien ont-ils fait leurs devoirs en gymnase cet été? Ont-ils pris quelques livres en trop durant la haute saison du BBQ? L'heure de vérité a sonné, alors que la troupe de Guy Carbonneau se pliera, ce matin, à une batterie de tests médicaux et physiques. Un passage obligé qui marque l'ouverture du camp d'entraînement.
«Il est loin le temps où les gars arrivaient au camp d'entraînement pour se mettre en shape. C'était comme ça dans les années 70 et 80. Aujourd'hui, ils se doivent d'être en forme avant de mettre les pieds sur la patinoire «, lance le préparateur physique du Canadien, Scott Livingston.La Pressel'a rencontré cette semaine à son bureau, dans le petit gymnase du Centre Bell.
Les hockeyeurs n'ont aucune excuse: avant de quitter pour la saison morte, l'entraîneur leur remet un manuel d'entraînement d'une centaine de pages, incluant un calendrier, un journal personnel et un DVD descriptif. «Peu importe s'ils passent l'été en Europe ou aux États-Unis, ils ont un outil de travail. Tout y est illustré et expliqué.» Manuel ou non, certains gars du CH préfèrent malgré tout s'entraîner tout l'été au Centre Bell, sous l'oeil avisé de Livingston. C'est le cas de Craig Rivet, Sheldon Souray, Mike Ribeiro et les recrues Guillaume Latendresse et Yann Danis.
«Jeudi, les gars viennent seulement faire leur check-up pour savoir s'ils sont prêts à débuter la saison, pour détecter les petits bobos, indique Livingston.»
«Depuis six ans, je n'ai jamais vu de problème avec les gars de l'équipe. On n'a pas de zélés, mais on n'a pas de paresseux. Ils savent que, s'ils n'arrivent pas en forme, c'est avant tout eux qui écopent. Ils auront assurément moins de temps de glace.»
Après un examen médical complet, chaque membre de l'équipe- les recrues aussi- passera ce matin à travers une batterie de tests physiques: les poids en hauteur, mesure du pourcentage de gras, sauts verticaux et horizontaux (sous la supervision d'une équipe de l'Université McGill), suspension à une barre (pour détecter des blessures aux poignets) et 10 à 12 minutes de tapis roulant (VO2 Max). L'exercice dure environ une heure.
«Les gars doivent passer avec succès les examens avant de chausser les patins, poursuit Livingston. On ne rigole pas.»
«L'an dernier, un gars de Hamilton est arrivé trop gras- on ne tolère pas un résultat en haut de 12 %- et il a dû passer quatre jours hors de la glace, sur le vélo. Je crois qu'il a appris sa leçon, indique Livingston, un sourire en coin. Certains joueurs présentent parfois des petites lacunes en endurance cardiovasculaire ou en agilité, par exemple. Pendant le camp d'entraînement, on leur donne plus de travail à faire et on en vient à bout.»
Les formations de la LNH ont commencé à embaucher des préparateurs physiques au milieu des années 1990. «Le changement de mentalité s'est opéré récemment à travers la ligue. On sait maintenant que le conditionnement physique joue un rôle important dans le succès d'une équipe», explique le coach.
De quelle façon? «En agissant sur la mobilité, l'agilité, la flexibilité, la force physique en mouvement, la rapidité dans les changements de direction. On ne leur demande pas d'être forts comme des joueurs de football ou des bodybuilders, d'être rapides comme des sprinters ou d'avoir une endurance cardiorespiratoire aussi bonne que celle des marathoniens. Ils doivent avoir une bonne base et développer leurs forces selon les exigences spécifiques du hockey.»
Une bonne préparation physique permet aussi de réduire le nombre de blessures. «Il y a quelques années, les gars rataient au total plus de 500 matchs par année. L'an dernier, c'était 160. Si tu veux gagner, c'est important de savoir garder tes joueurs en santé malgré un horaire de fous.»
Test de % de gras
Un joueur du Canadien: 10 %
Un homme en forme: 14-18 %
Un bodybuilder: 5 % à 8 %
En 1988...chez le Canadien
Test de % de gras: 14 %
Tapis roulant: 52
Photo 1 de CristoPhoto 2 de Cristo
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L'amour c'est comme le hockey, tu te fais plaquer et tu sais pas pourquoi.